Article paru dans notre lettre d'information du 2 août 2018

Fujitsu : des stations de travail haut de gamme certifiées

Une fois n'est pas coutume j'ai rencontré cette semaine un spécialiste du matériel. Et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit de Fujitsu, qui propose des PC et des stations de travail haut de gamme, notamment destinées aux applications de conception ou de simulation numérique.

« En tant que spécialiste du poste de travail, nous nous intéressons à la prospective de ce que sera le travail dans le futur pour inventer les machines qui répondront alors exactement aux besoins des utilisateurs », confie Miguel Limones, responsable des PC chez Fujitsu France. Pour cela, le constructeur nippon s'inspire entre autres des études internationales de CXP Group.

Il est certain que d'ici 2025 la nature même de la relation des individus avec le travail va fondamentalement évoluer. La collaboration, la co-création, la mobilité, la virtualité, l'agilité seront devenus la règle ». Ainsi les études de CXP Group estiment que 50 % des employés travailleront à distance dans une entreprise sur trois, dans un contexte de flexibilité plutôt que de journée continue, mixant vie personnelle et professionnelle.

Revisiter la notion de travail

Ces études estiment aussi que les entreprises rechercheront à un instant t la personne ayant les compétences pour atteindre le résultat souhaité, plutôt qu'un salarié ayant une fonction et une expérience reconnues, allant même jusqu'à parler de pool de freelances dans l'entreprise, qui interviendraient de manière ponctuelle pour résoudre des problèmes. Ce qui à notre sens risque tout de même de précariser nombre de salariés.

Un travail à distance qui va conduire les entreprises à réduire drastiquement la superficie de leurs bureaux traditionnels, de 50 % dans les 10 ans à venir pour certaines études. Mais cela pourrait profiter aux salariés qui utiliseraient des bureaux externes partagés, car une étude de Harvard montre que ces salariés ont un niveau de productivité qui a augmenté de 26 %, tandis que leurs absences diminuaient de 30 %.

Des changements qui se feront grâce à une technologie toujours plus omniprésente. Notamment l'intelligence artificielle, puisque 47 % des entreprises planifient un investissement dans des assistants digitaux virtuels pour rechercher automatiquement les compétences nécessaires à un projet ou optimiser et coordonner la journée de travail des salariés. Le tout avec une forte emphase sur la sécurité, tant des transmissions que d'accès au poste de travail avec de la biométrie par exemple pour identifier en permanence l'utilisateur.

Faire évoluer l'entreprise

La technologie va aussi aider les entreprises à réduire leur empreinte environnementale. « Ainsi l'usage de la visioconférence et de la réalité virtuelle participative va réduire de manière drastique les déplacements nécessaires pour les réunions », estime Miguel Limones.

Des évolutions qui vont influer sur la structure même des entreprises, d'ailleurs plus de 50 % des dirigeants actuels estiment que l'entreprise aura une forme différente en 2025 et que leur domaine d'activité changera profondément d'ici 5 ans. De même, les hiérarchies traditionnelles disparaitront au profit de réseaux collaboratifs de décision.

Le changement générationnel va aussi accélérer les évolutions. « Les Millennials (1980/2000) et la Génération Z (2000/2010) représenteront 70 % de la population active en 2025. Ils ont grandi avec le changement permanent, les réseaux sociaux, la gamification, etc. Les entreprises vont donc devoir faire preuve d'une plus grande flexibilité pour satisfaire ces populations ».

Inventer le poste de travail du futur

Des tendances lourdes qui arriveront peut-être moins vite qu'annoncé mais qui sont inéluctables et qui vont influencer le futur du poste de travail professionnel.

« Déjà nous développons et fabriquons nous-mêmes tous nos produits au Japon et en Allemagne. Nos laboratoires développent en permanence de nouvelles technologies qui sont incluses rapidement dans nos produits, tel le Palm Secure. Ce système basé sur la reconnaissance du système veineux de la main qui est différente pour chaque individu (5 millions de points mesurés en infrarouge) a été développé pour sécuriser des accès à des lieux sensibles. Il est aujourd'hui décliné sur nos machines pour vérifier les droits d'accès de l'utilisateur. Enfin, nous sommes l'un des très rares fabricants capables de personnaliser, voire de faire du sur-mesure complet pour un client, sans pour autant augmenter les délais de production. Nos chaines de productions ont été conçues pour accepter et gérer cette diversité, sans qu'il soit nécessaire de sortir les produits personnalisés du flot commun ».

1 kg de haute technologie

Des caractéristiques que l'on retrouve dans les Ultrabook de la gamme Lifebook U7 de Fujitsu. « Ces produits sont destinés aux entreprises qui recherchent une mobilité importante de leurs salariés. Donc des machines légères et robustes, ce qui explique l'utilisation de l'aluminium et du magnésium pour les châssis. De même, elles doivent être performantes et très communicantes, tout en restant dans une gamme de prix acceptable. Il nous faut à chaque fois trouver le bon compromis entre sécurité, robustesse, légèreté, autonomie, puissance et économie ». Ces machines se déclinent en version 12, 14 et 15 pouces, pour un poids moyen de 1,2 kg. Des trappes permettent d'accéder aux principaux composants dont la batterie. L'autonomie est entre 10 et 11 heures, soit une longue journée de travail.

« La gamme Lifebook U9 répond quant à elle à un besoin de mobilité maximal d'où l'utilisation du seul magnésium limitant le poids à 920 g, mais n'existe pour le moment qu'en 13 pouces. C'est une machine qui véhicule une image haut de gamme de l'entreprise utilisatrice ».

Fujitsu : des stations de travail haut de gamme certifiées
Une gamme de stations de travail qui se décline en formats portable, desktop ou rack (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Des stations de travail certifiées

Fujitsu propose aussi des stations de travail, les Celsius, soit mobiles les H7 et H9, soit desktop J5, W5, M7 et R9, ou en rack C7. La différentiation avec les PC se faisant sur la performance des cartes graphiques acceptables.

« Les machines desktop peuvent accepter jusqu'à 7 cartes graphiques car on a des demandes pour des machines de plus en plus performantes en termes de puissance graphique et de calcul ». Notons que les machines mobiles et desktop milieu et haut de gamme sont prêtes pour la réalité virtuelle (NVidia RV Ready).

Ce qui les distingue de la concurrence, c'est aussi la qualité de fabrication qui élimine quasiment tous les câblages, et la facilité de montage/démontage des différents éléments qui se fait en tirant sur de simple poignées repérées en vert. Enfin, la ventilation a été confiée à 3 ventilateurs pour optimiser le refroidissement des différents composants, notamment des cartes graphiques, afin de maximiser les performances sans augmenter le bruit.

Ces machines sont aussi certifiées dans différentes configurations pour apporter un fonctionnement optimum à la quasi-totalité des logiciels de CAO et de simulation numérique du marché (AutoCad, Inventor et Revit chez Autodesk ; Catia et SolidWorks chez Dassault Systèmes ; Creo chez PTC ; NX et SolidEdge chez Siemens PLM Software ; Fluent, CFX et Mechanical chez Ansys ; Simulia chez Dassault Systèmes ; Nastran et Patran chez MSC Software ; Tecnomatix et FiberSim chez Siemens PLM Software), mais aussi les logiciels de Aveva ; Bentley Systems ; ESRI ; Hexagon ; Intergraph ; Nemetschek ; Trimble, et la liste n'est pas exhaustive.

Notons que toutes ces machines sont au moins commercialisées pendant 3 ans avant de connaitre des évolutions majeures, ce qui fait de Fujitsu un ilot de stabilité dans un monde mouvant.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.fujitsu.com/fr/products/computing/pc/workstations/

Ingénieur de formation (ENIM) et journaliste professionnel depuis 1981, Jean-François Prevéraud a participé à de nombreux journaux et lettres d'information (Bureau d'Etudes, CFAO Synthèse, SIT, Industrie & Technologies, Usine Nouvelle...) comme journaliste, rédacteur en chef adjoint ou rédacteur en chef.

En retraite depuis février 2017, Jean-François veut que celle-ci soit active. C’est pour cette raison qu’il reste informé de ce qui bouge dans le PLM dans son sens le plus large (CFAO, Simulation Numérique, Impression 3D, Usine du futur, Réalité virtuelle et augmentée…). Il contribue désormais à notre lettre d’information pour commenter l’actualité que nous publions ou celle qu’il a pu glaner dans les évènements qu’il continue à suivre.

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