Le 13 Octobre 2021

Un scanner 3D redonne un nouveau souffle à Mimi

Domaines

Paris, le 13 octobre 2021

 

Ce n'est pas tous les jours qu'une entreprise d'ingénierie a l'occasion d'aider un animal dans le besoin. Mais, dans ce cas précis, ces deux mondes se sont rencontrés et une chienne prénommée Mimi a reçu un nouveau souffle grâce à une technologie avancé qui lui a permis de recevoir un tube respiratoire adapté à ses besoins.

 

Un scanner 3D redonne un nouveau souffle à Mimi
(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Née avec un souffle cardiaque et une supraclusion, Mimi a été attaquée par un autre chien alors qu'elle avait à peine cinq mois. Mimi en a réchappé avec une trachée perforée, une infection, et deux opérations de la gorge. Ses chances de survie n'étaient que de 10 %.

Les vétérinaires ont agi rapidement et fait tout ce qui était en leur pouvoir pour la sauver. Chaque mesure a été prise pour assurer à Mimi une vie longue et confortable : un tube respiratoire a été placé dans un trou de six centimètres de long dans le cou de Mimi. Ce tube devait être nettoyé entre trois et quatre fois par jour, et comportait le risque constant que Mimi attrape une infection ou s'étouffe en cas de blocage. Le tube a fini par se casser. Réparé temporairement avec de la colle, il devait rapidement être remplacé pour que Mimi puisse continuer à respirer. Ben, le maitre de Mimi, devait trouver un tube efficace mais aussi en avoir en réserve pour la prochaine urgence de ce type.

 

A la recherche d'une solution durable

Cherchant désespérément de l'aide, Ben a contacté les entreprises de design locales. Équipées d'imprimantes 3D mais pas de scanners, elles ont dû refuser le projet. Amie des animaux et ayant une solution possible, l'équipe d'AES savait qu'elle devait aider Ben. « Notre bureau accepte les chiens et nous étions très émus par cette histoire, raconte Gordon. Nous avons décidé d'apporter notre aide car nous pouvions répartir différemment notre charge de travail et offrir des conseils concernant l'impression. »

Depuis 2015, Adaptive Engineering Solutions Ltd. (AES), société d'ingénierie située à Newport, au Royaume-Uni, utilise les scanners 3D portables Artec Eva et Artec Space Spider.

« Ce qui nous a convaincus, c'est de pouvoir scanner sans devoir mettre des points sur le sujet entier, ce qui était pour nous un inconvénient de taille !», explique le directeur général Gordon Mucklow.

 

Garantir la cohérence entre le nouveau et l'ancien tube

Si AES était persuadée de trouver une solution, le projet présentait toutefois un certain nombre de défis :

« La pièce que nous avons reçue à scanner était en plastique transparent de qualité médicale, mais elle s'était fragilisée avec le temps et avait déjà été réparée plusieurs fois. Étant des ingénieurs, nous avions à cœur de conserver le design de la pièce originale, comme les intersections internes du tube (pour permettre à la même quantité d'air de traverser le tube), et de garantir que la forme de la nouvelle pièce serait la plus proche possible de celle du tube que nous avions reçu, étant donné que c'était le tube le plus confortable pour Mimi, qui en avait rejeté d'autres par le passé. » explique Gordon.

 

Ancien tube respiratoire

Pour mener à bien cette création, l'équipe a utilisé de la craie en aérosol soluble pour rendre la surface opaque et pouvoir ainsi effectuer le scan. Les surfaces initiales de la pièce étaient prêtes en 30 minutes environ grâce à Artec Studio 16 et à Artec Space Spider, le scanner 3D haute résolution basé sur la technologie de la lumière bleue, idéal pour numériser de petits objets ou des détails complexe de grands objets. La pièce a été orientée de deux façons sur un plateau tournant, ce qui a donné lieu à deux scans qui ont ensuite été enregistrés et alignés à l'aide des outils d'AS16 et à des modifications et des suppressions d'anomalies qui ont pu être apportés grâce à des logiciels de CAO.

Ce projet a offert la possibilité de facilement scanner en 3D un vieux tube respiratoire cassé, de l'améliorer, et d'imprimer en 3D de nouveaux tubes, pour permettre à Mimi de respirer de nouveau.

« Nous avons accompli tout cela dans les 24 heures ayant suivi le premier appel de Ben, et avons envoyé le fichier à un fournisseur de services d'impression 3D que Ben avait prévenu et qui s'est rapidement lancé dans la production des pièces. Nous sommes absolument ravis du résultat. Sans le scan, tracer la géométrie manuellement nous aurait pris énormément de temps et d'efforts, étant donné qu'elle était si unique pour Mimi, il était important de garder certaines courbes et dimensions aussi proches que possibles des originales. » explique Gordon.

 

L'opération s'est parfaitement déroulée et Mimi dispose désormais de matériel de rechange en cas de dégradation. Ben travaille actuellement sur un livre relatant les aventures de Mimi.

 


Plus sur Artec : www.artec3d.com/fr

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