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Autodesk Forum : une porte ouverte sur le futur

  • Publié le 26/10/2017
  • Belle réussite que l’Autodesk Forum qui s’est tenu au Palais Brongniart à Paris la semaine dernière. Plus de 1 500 auditeurs étaient présents lors des séances plénières et autant ont suivi leur retransmission sur internet. L’occasion de découvrir comment Autodesk voit notre futur et comment il entend aider ses clients à l’anticiper.

    Sous le maître-mot « Demain se construit ici » le géant californien nous a donné sa vision d’un futur qu’il estime être proche. Un point de vue d’autant plus intéressant qu’il dispose d’une très bonne connaissance du marché actuel avec plus de 5,6 millions d’utilisateurs professionnels à travers le monde.

    l’Autodesk Forum 2017

    Vers des smarts products

    « Les modes de production, le degré de connexion des produits et la nature même du travail vont fondamentalement évoluer dans les années à venir », prévient Lisa Campbell, senior VP business strategy & marketing, pour la partie produits manufacturés. Et de citer des exemples d’industriels ayant déjà anticipé ces évolutions.

    Ainsi le RAMLab du Port de Rotterdam utilise-t-il un mode de fabrication hybride, mixant impression 3D et usinage ultérieur, pour créer rapidement des pièces afin de réparer à la demande des bateaux en escale, sans avoir à stocker des millions de pièces détachées. Autre exemple, celui d’Airbus qui a utilisé le ‘‘Generative Design’’ pour créer automatiquement des cloisons intérieures de ses appareils en explorant l’ensemble du champ des solutions possibles pour trouver celle répondant le mieux à ses contraintes d’utilisation et ses critères de résistance, de poids, de ‘‘fabricabilité’’ et de coût.

    L’évolution vers un monde de plus en plus connecté va ouvrir la porte à des produits plus ‘‘smarts’’, tels les capteurs pour portes de magasin développés par Dôr qui, en fonction des informations reçues de votre Smartphone, vont vous guider vers des produits pouvant vous séduire. Une connexion qui intéressera aussi les outils industriels avec par exemple l’utilisation de la réalité virtuelle ou augmentée, à l’aide de simples Smartphones, pour valider l’implantation d’équipements dès les phases amont du projet.

    « Cela va transformer fondamentalement la nature même du travail. Les analystes estiment en effet que près de la moitié des emplois industriels pourrait être automatisée grâce à des moyens de production ‘‘intelligents’’ tels l’impression 3D ou les cobots. Une révolution à laquelle nos clients peuvent déjà se préparer grâce à notre plate-forme Cloud Fusion 360, qui leur offre le moyen d’aller de l’idée au produit à travers une chaîne numérique intégrée ».

    Une construction plus automatisée

    Une analyse similaire a été faite par Nicolas Mangon, VP business strategy & marketing, pour la partie Architecture, Engineering & Construction (AEC).

    « Notre planète abrite aujourd’hui 7 milliards d’individus dont 50 % sont hébergés dans les villes, cette proportion passera à 70 % en 2050, alors que nous seront 10 milliards. Il va donc falloir doubler la taille des villes dans les 30 ans à venir. Donc créer d’ici là 320 000 places, soit 1 000 nouveaux bâtiments chaque jour. Vaste challenge ! ».


    (Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

    D’autant plus difficile à relever que si la productivité industrielle a doublé sur les vingt dernières années, celle du monde de la construction n’a progressée que de 20 %. « Une situation due à la complexité des processus et à la faible numérisation de cette industrie ». En effet, si les industries manufacturières investissent en moyenne 3,2 % de leur chiffre d’affaires en technologies, celles de la construction sont à 1,2 %. « Pourtant les experts sont formels, la numérisation des processus permettrait d’économiser 1 200 milliards de dollars par an en levant les incertitudes et en apportant plus de prévisibilité, soit 12 % du chiffre d’affaires de la construction ! »

    Parmi les grands axes de progrès du monde de la construction, la technologie, l’automatisation et les nouveaux matériaux sont aux premières loges. « Autodesk a déjà su répondre aux grandes étapes de cette évolution, il y a 35 ans avec l’arrivée d’AutoCad pour faire face au défi de la documentation et il y a 15 ans avec l’engagement dans le BIM (Building information Modeling) pour faire face au défi de l’optimisation. Aujourd’hui nous franchissons une nouvelle étape avec le ‘‘BIM connecté’’ grâce à la puissance du Cloud ». Les données communes du projet peuvent ainsi être facilement partagées en temps réel et en tout lieu entre tous les acteurs, de la conception à l’exploitation dans un grand mouvement de collaboration numérique, et enrichies des informations captées sur le terrain.

    L’Internet des Objets sera en effet aussi crucial dans le monde de la construction car il va permettre d’ausculter en permanence les bâtiments pour surveiller leur santé et mieux connaitre leur utilisation, mais aussi celle de tous les équipements qui servent à leur réalisation, évitant aussi de nombreux accidents. A preuve, les gilets de sécurité qui se mettent à clignoter lorsqu’un ouvrier entre dans une zone reconnue comme dangereuse (poussières, risque de chute, d’électrocution …). Des données qui serviront aussi à alimenter le Machine Learning et permettront d’améliorer la conception des bâtiments et équipements.

    Des technologies numériques qui vont aussi révolutionner la fabrication en favorisant l’industrialisation de sous-ensembles pour réduire les délais. Une industrialisation qui permettra l’usage de ‘‘robots-maçons’’ en atelier ou sur site grâce à des bras robotisés de plusieurs dizaines de mètres (Fastbrick Robotics).

    Du film à l’expérience immersive personnalisée

    Mais cette véritable révolution du numérique est aussi en marche dans d’autres secteurs où Autodesk est largement actif, tel celui de l’entertainment. Là c’est Gael Seydoux, directeur recherche et innovation de Technicolor, qui est venu nous parler du futur.

    « Nous sommes dans le monde de l’Entertainment à un moment où il va y avoir une véritable convergence entre les mondes du film et du jeu avec la création d’expériences immersives où le spectateur devient acteur en pouvant se déplacer en temps réel dans des scènes 3D, voire interagir avec le scénario ».

    Le spectateur est ainsi au centre d’un film qui devient personnel, avec d’autant plus de réalisme que la technologie permet pratiquement d’effacer la frontière entre le réel et le numérique, en mixant flux vidéo et CGI. L’ultime étape qui reste à franchir est le retour d’informations sensorielles vers le spectateur pour que l’expérience émotionnelle soit complète.

    « Cela va nous obliger à développer une nouvelle grammaire des films qui seront beaucoup plus proches du théâtre que de la projection d’images 2D. C’est pourquoi nous travaillons beaucoup sur l’éclairage et le rendu des scènes, la fusion entre réel et virtuel qui fera appel à beaucoup d’intelligence artificielle, et la perception volumétrique ». Des développements qui pourront bénéficier à tous les secteurs de la conception.

    Les très nombreuses autres présentations faites tout au cours de la journée ont permis de donner la parole à de multiples clients d’Autodesk en avance sur l’utilisation des technologies numériques pour faire évoluer leurs métiers et les adapter au futur. Une belle leçon d’espérance !