AccueilJFPSpring : « Et si nous faisions tourner votre atelier à 100 % de sa capacité ? »

Spring : « Et si nous faisions tourner votre atelier à 100 % de sa capacité ? »

  • Publié le 02/01/2018
  • J’ai eu le plaisir de participer la semaine dernière à la conférence annuelle où Spring Technologies présente ses résultats pour l’année écoulée et ses perspectives pour le futur. « La reprise semble enfin là, ce qui nous a permis de participer à de beaux projets et réalisations », s’est réjoui d’entrée de jeu Gilles Battier, le président de la société. « Et cela dans un contexte favorable où les pouvoirs publics ont pris conscience de la nécessité d’avoir une industrie forte, se traduisant par des initiatives telles que le programme Ambition PME-ETI dans la filière aéronautique ou plus globalement le label French Fab, visant à fédérer les industriels et renforcer la promotion de l’industrie française à l’étranger ».

    Une dynamique qui a permis à l’entreprise de maintenir son chiffre d’affaires à 11 millions d’Euros, dont 30 % à l’exportation, alors qu’elle est en pleine transition de ses activités traditionnelles de PLM vers NCSimul4CAM car la société se focalise de plus en plus vers le MES et les ateliers.


    NCSimul4CAM permet de passer facilement l’usinage d’une pièce d’une machine à une autre tout en garantissant la qualité et l’absence de collision. Doc Spring.
    (Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

    Une évolution qui nécessite un gros effort de R&D, représentant 22 % du CA, mais qui est payante puisque NCSimul4CAM est passé de 1 M€ de CA en 2016 à 1,4 M€ de CA en 2017, avec de belles références comme Gillet ou Stelia en France, Primetals aux USA, la joint venture AGI entre Rolls-Royce et Safran en Pologne ou encore Zeppelin et Weber dans l’automobile allemande. « Le cas d’AGI, qui fabrique des boites de réduction pour l’aéronautique, est représentatif de la flexibilité que nous apportons à nos clients. Il a été possible de basculer des productions faites en France chez Mecafi vers AGI en 2 mois au lieu des 6 à 9 mois prévus, grâce au Switch Machine qui a permis de reprendre les programmes faits chez Mecafi et de les basculer sur d’autres machines chez AGI. Cela illustre parfaitement notre philosophie qui est d’apporter de la simplicité, de l’automatisation et de la flexibilité à nos clients ».

    Charger les ateliers à 100 %

    Une orientation vers le MES (Manufacturing Execution Systems ou gestion des processus d’atelier) qui va se renforcer avec l’arrivée de NCSimul Monitoring. « Pour augmenter le taux d’usage des machines, il faut savoir ce qu’elles font, donc les ‘‘monitorer’’ pour les suivre en temps réel, identifier et résoudre rapidement les problèmes, voire basculer très vite une production d’une machine à une autre ».

    Un monitoring qui dans le futur pourrait détecter un broutage d’outil trahi par une sur-consommation énergétique, anticiper une casse d’outil en détectant des vibrations et auto-adapter les conditions de coupe pour éviter ces problèmes avant la fin de l’usinage prévu.

    « Notre objectif avec NCSimul4CAM est, une fois les problèmes identifiés, de proposer au chef d’atelier un outil numérique simple pour reprogrammer surement une pièce sur une nouvelle machine. Le tout sans avoir les compétences d’un programmeur FAO du service méthode, tout en vérifiant la disponibilité et la compatibilité des outils, afin d’éviter les blocages et pertes de temps », explique Gilles Battier.

    Gagner facilement plus de 10 % sur chaque programme

    La pression sur les prix conduit les industriels à réduire leurs cycles d’usinage en optimisant les parcours d’outils. C’est l’objectif de NCSimul Optitool qui analyse de manière fine les programmes existants et accélère les déplacements des outils hors matière. Les gains de temps de cycle peuvent atteindre 10 à 15 %. Un gain supplémentaire de 10 % peut être obtenu en optimisant les vitesses et trajectoires dans la matière.

    « Il suffit d’analyser les conditions d’utilisation d’un outil donné dans un matériau donné, sur une machine donnée. On peut alors calculer à la dent le volume de copeau enlevé et ainsi trouver pour chaque outil quelle était sa meilleure performance (avance et Nb de tours) dans le programme. Il reste alors d’identifier les zones du programme où il travaille en dessous de cette capacité maxi, et d’y faire travailler l’outil au niveau maximum enregistré, sans risque de casse ». Des gains qui vont permettre aux usineurs de réduire leurs prix tout en maintenant leurs marges.

    Faciliter l’implémentation

    Outre l’innovation technologique, Spring se veut aussi innovant dans la manière d’implémenter ses solutions chez ses clients en mobilisant le minimum de ressources. Pour cela il propose à ses clients un outil baptisé GP2R (Gamme et Pièce Référentielles de Réception) qui couvre, tant en fraisage qu’en tournage, tous les types de trajectoires et de stratégies utilisées dans l’industrie. « En introduisant juste les références de la machine et de son contrôleur, ainsi que sa cinématique, il nous est possible de proposer en moins d’une semaine une machine virtuelle dont il sera juste nécessaire d’ajuster le set-up. On passera ainsi d’une phase de démarrage de 3 mois à moins de 15 jours, sans mobiliser le client ».

    Spring va aussi proposer à ses clients de créer leur bibliothèque opérationnelle d’outils numériques en mois de 3 mois au lieu de 1 à 2 ans nécessaires si c’est le service méthode de l’entreprise qui est obligé de le faire.

    Mettre le digital au service de l’homme

    La gamme NCSimul va être complétée en cours d’année 2018 par un nouveau module d’automatisation des tâches fastidieuses et d’élimination des erreurs. Des solutions de capitalisation des savoir-faire et de mise à disposition des retours d’expérience grâce au Big Data et à l’Intelligence Artificielle, développées dans le cadre de projets de recherches avec des industriels, devraient aussi voir le jour. Spring travaille enfin sur les outils de réalité virtuelle et augmentée pour faciliter les interactions futures entre les hommes et les machines, notamment pour les aider à redémarrer une machine en cas de problème.

    Le chantier de la fabrication additive

    Autre sujet d’actualité, la fabrication additive. « C’est un sujet à ne pas négliger car il va révolutionner de nombreuses industries. Tant que c’était du balayage 2D sur un lit de poudre, on ne pouvait pas apporter grand-chose. Par contre, avec l’arrivée des machines qui projettent de la matière on revient vers une problématique que nous connaissons bien avec des trajectoires en 5 axes. Avec toutefois un accroissement notable de la pièce à chaque passe qui multiplie les risques de collision. Autres sujets importants : la qualité de la dépose et l’évaluation du temps de fabrication ».

    « Nous avons d’ailleurs un projet de recherche avec Safran Tech autour de ces solutions en créent un référentiel de base commun à toutes les machines d’un marché loin d’être standardisé, pour évaluer correctement les temps de fabrication, garantir l’absence de collision, donner un niveau de la granularité de la dépose pour évaluer les caractéristiques mécaniques de la pièce ».

    On le voit Spring Technologies à plein de fers au feu pour répondre aux défis de l’Industrie 4.0.

    Jean-François Prevéraud

    Pour en savoir plus sur SPRING Technologies : https://www.ncsimul.com