Une nouvelle étude de Sharp Europe révèle les tensions culturelles sous-jacentes qui freinent l’adoption responsable de l’IA au sein des PME européennes
Paris, le 4 juin 2026 – Une nouvelle étude menée par Sharp Europe révèle que dans de nombreuses organisations, la culture d’entreprise nécessaire à un usage transparent et responsable de l’IA n’a pas suivi le rythme d’adoption de la technologie.
L’étude de Sharp Europe, qui a interrogé 2 500 dirigeants de PME dans 10 pays européens, dont 250 en France, révèle que le « Shadow AI » (IA fantôme), défini comme l’utilisation d’outils d’intelligence artificielle en dehors des circuits validés par l’entreprise ou à l’insu des collègues, ne concerne plus uniquement les collaborateurs juniors expérimentant de nouveaux outils : elle est devenue une pratique courante à tous les niveaux hiérarchiques, y compris au plus haut niveau.
Les chiffres clés de l’étude :
- 46 % des dirigeants utilisent l’IA pour renforcer leur image de compétence, sans en informer leurs collaborateurs.
- 35 % des employés utilisent des outils d’IA à l’insu de leur direction.
- 44 % des dirigeants ont utilisé l’IA dans le cadre d’un projet sans le révéler à leur équipe.
- 34 % des dirigeants craignent d’être perçus comme fainéants s’ils reconnaissent utiliser l’IA.
- 34 % des dirigeants considèrent l’usage non encadré de l’IA comme un risque pour leur entreprise.
Même auprès des dirigeants, ce phénomène persiste
L’étude révèle un constat clair : les entreprises ont investi dans des outils d’IA sans créer l’environnement nécessaire à leur utilisation transparente, en toute sécurité ou avec l’accompagnement nécessaire. Les freins sont multiples : 37 % des dirigeants n’ont pas entièrement confiance dans les résultats générés par l’IA, 30 % reconnaissent un déficit de compétences techniques, et 30 % redoutent des violations de confidentialité.
« Les dirigeants ne cachent pas leur usage de l’IA par mauvaise intention, mais par manque de cadres clairs. Les politiques internes et la compréhension partagée d’un usage approprié de l’IA font encore défaut. Il ne s’agit pas de personnes qui résistent à l’IA, mais de préoccupations de professionnels qui tentent de s’approprier cette technologie sans accompagnement suffisant », explique Roland Singer, vice-président de Sharp DX Europe.
« Il ne s’agit pas tant de comportement individuel que de culture d’entreprise. Les organisations ont rapidement déployé les outils mais ont négligé la confiance et la clarté nécessaires à leur efficacité réelle. »
Vers une gouvernance de l’IA fondée sur la transparence
Selon Sharp Europe, la prochaine phase de l’adoption de l’IA ne porte pas sur l’accès, mais sur la confiance, la gouvernance et la création d’environnements de travail où l’utilisation de l’IA est visible et normalisée, plutôt qu’une pratique dissimulée, en dehors de tout cadre de référence partagé.
« Les dirigeants sont les mieux placés pour donner le ton, non pas en ayant toutes les réponses, mais en étant transparents sur leur propre utilisation de l’IA », ajoute Roland Singer. « Cette approche transforme la culture d’entreprise plus efficacement que n’importe quelle directive formelle. »
Sharp Europe accompagne les organisations dans l’intégration sécurisée de l’IA au sein de leurs flux de travail quotidiens, en combinant technologies pour l’espace de travail, services informatiques, infrastructure cloud et solutions de cybersécurité, afin que l’adoption de l’IA soit visible, conforme et adaptée aux pratiques de travail réelles des collaborateurs.
L’étude a été réalisée par Censuswide auprès de 2 500 dirigeants d’entreprises de 50 à 250 salariés en Autriche, Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas, Pologne, Espagne, Suède, Suisse et Royaume-Uni

