Paris, juillet 2026 – Près de 40 000 hectares sont déjà partis en fumée en France depuis le début de l’année 2026, rappelant combien les moyens aériens sont devenus indispensables pour localiser les départs de feu, suivre leur évolution et appuyer les secours. Pour remplir efficacement ces missions, les hélicoptères doivent pouvoir embarquer des équipements parfaitement adaptés, capables de fournir des images fiables dans des conditions d’intervention exigeantes.
C’est le défi relevé par Tech Strake, entreprise japonaise spécialisée dans la personnalisation d’aéronefs. Grâce aux scanners 3D Artec Eva et Artec Space Spider, ces équipes ont conçu un support destiné à accueillir une caméra orientée vers le sol, afin de réaliser des prises de vue aériennes utilisées notamment lors de missions de sauvetage et de surveillance environnementale. Un sujet d’actualité alors que la hausse des températures et les incendies touchent de nombreuses parties du monde.
Mettre à la page les hélicoptères pour les missions de terrain
Pour Tech Strake, la personnalisation d’aéronefs répond avant tout à une mission d’intérêt général.
« Nous nous concentrons sur la personnalisation d’aéronefs, celle-ci est essentielle car destinée à un service public à travers les hélicoptères de sauvetage et de police », explique Masakazu Hikichi, président-directeur général de Tech Strake.
Dans le cadre de missions de surveillance environnementale, l’intégration d’une caméra sous un hélicoptère représente un véritable défi d’ingénierie. Le support doit épouser parfaitement la géométrie de l’appareil afin de garantir la stabilité des images, tout en respectant les exigences de sécurité propres au secteur aéronautique.
« Divers secteurs ont besoin de ce genre de support pour prendre des photos. Ceux-ci doivent être fabriqués sur mesure afin d’être installés en toute sécurité et éviter qu’une pièce ne se détache pendant le vol », précise-t-il.
Le scan 3D à la recherche de la pièce parfaite
Habituée à utiliser les scanners Artec depuis une dizaine d’années, l’équipe de Tech Strake s’est naturellement tournée vers cette technologie. « Lorsque ce projet est apparu, je savais que nous pouvions obtenir un modèle 3D extrêmement précis grâce au scan 3D », explique Masakazu Hikichi.
Pour répondre aux contraintes du projet, deux scanners complémentaires ont été mobilisés. L’Artec Eva a permis de numériser l’ensemble de l’hélicoptère afin de reproduire fidèlement ses volumes, tandis que l’Artec Space Spider a été utilisé pour capturer les zones les plus complexes nécessitant une précision accrue.
« Le scanner Artec Eva est très léger et facile à transporter. Il permet de conserver une bonne distance tout en couvrant un large champ de vision. L’Artec Space Spider, lui, peut accéder à de très petits espaces tout en produisant un scan extrêmement précis. »
Cette combinaison a permis de capturer l’ensemble de la structure en moins de dix heures avant d’exploiter les données dans Artec Studio, où les équipes ont réalisé l’alignement, le nettoyage et la fusion des différents scans. Le modèle numérique obtenu a ensuite servi de base à la conception du support de caméra, usiné pour épouser parfaitement chaque courbe de l’appareil.
Plusieurs mois de travail réalisés en deux semaines
Au-delà de la précision, Tech Strake souligne les gains opérationnels apportés par la numérisation 3D. Avant les scanners Artec, les équipes réalisaient leurs relevés manuellement à l’aide de pieds à coulisse et de moulages en plâtre, une méthode longue, fastidieuse et peu adaptée à des géométries complexes.
« Si l’on compare avec les méthodes conventionnelles, la précision est passée du niveau millimétrique au niveau submillimétrique. Nous réduisons fortement le temps consacré aux ajustements, et donc le nombre total d’heures de travail », explique Masakazu Hikichi.
Là où la fabrication d’une pièce spécifique pouvait auparavant nécessiter plusieurs mois, Tech Strake est désormais capable de livrer un support parfaitement adapté en deux semaines seulement. Autre avantage majeur : la qualité des données acquises permet de limiter les erreurs de conception et d’obtenir des pièces conformes dès leur première fabrication.
« Nous n’avons reçu aucun retour négatif du consommateur final ni du gouvernement. La pièce a réussi l’inspection du premier coup » conclue Masakazu Hikichi
De la surveillance à la reconstruction de zones
Ce projet qui avait pour objectif de personnaliser un hélicoptère destiné aux missions de sauvetage et de surveillance environnementale illustre le rôle croissant que peuvent jouer les technologies de numérisation 3D face aux aléas et catastrophes naturelles.
Lors d’incendies, elles permettent, en amont, d’adapter rapidement les moyens aériens aux besoins des opérateurs. Pendant les interventions, elles facilitent le développement d’équipements capables d’améliorer la collecte d’informations sur le terrain. Après un incendie, ces mêmes technologies peuvent également contribuer à documenter les zones sinistrées, conserver une trace précise de l’état des infrastructures et préparer les opérations de reconstruction. Au-delà de leurs applications industrielles, les scanners 3D démontrent ainsi leur capacité à accompagner des missions d’utilité publique.
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Artec 3D
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