Soutenue par l’État dans le cadre de France 2030 à hauteur de 1,3 million d’euros, Rift déploie sur le littoral français son infrastructure de drones autonomes pour des essais en mer, en conditions réelles. Depuis une station autonome, un drone piloté à distance décolle sur alerte et transmet des images en temps réel. À terme, Rift vise une capacité d’observation aérienne disponible à tout moment, de jour comme de nuit, en complément des moyens existants.
Paris, le 5 novembre 2026 : À l’occasion d’Euronaval, Rift, deeptech européenne spécialisée dans les systèmes aériens autonomes, annonce, avec le soutien de France 2030 piloté par le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI), le déploiement de son infrastructure pour des essais en mer sur les côtes françaises. Ces essais doivent valider en conditions réelles l’emploi au-dessus de la mer de drones lancés depuis une station autonome, en complément des moyens existants.
Relier la détection à l’identification
Les radars côtiers détectent la présence d’une embarcation, mais ils ne permettent pas toujours d’en établir la nature. Pour engager les moyens adaptés, les services compétents doivent obtenir rapidement une image précise de la situation.
C’est cette image que Rift apporte. Lorsque le dispositif est couplé aux radars côtiers et aux autres capteurs, un drone décolle sur alerte depuis sa station, rejoint la zone et transmet des images jour et nuit au centre d’opérations. Il peut ensuite maintenir le contact visuel. Si la mission se prolonge, un second drone prend le relais.
Cette capacité est conçue pour appuyer les services de l’État dans leurs missions en mer, notamment la lutte contre les trafics illicites, l’observation des activités de pêche, la détection des pollutions, la sûreté maritime ainsi que la recherche et le sauvetage.
Une solution complémentaire des moyens existants
En mer, l’État dispose déjà de moyens aériens performants, des avions de patrouille maritime et des hélicoptères tenus en alerte jusqu’aux drones de longue endurance, capables de conduire de longues missions. Rift apporte une solution intermédiaire, très réactive, souple et modulable, qui vient en complément de ces moyens. Elle se distingue sur quatre points.
- Réactivité. Les drones restent prêts à décoller dans leur station et partent dès l’alerte pour rejoindre rapidement la zone à observer.
- Disponibilité 24h/24. Chaque station héberge plusieurs drones prêts à décoller. Le dispositif est disponible 24h/24 et 7j/7 et peut intervenir à tout moment sur alerte, de jour comme de nuit.
- Opérations entièrement à distance. Stations et drones sont pilotés depuis un centre d’opérations unique grâce à RiftOS, le logiciel développé par Rift. Aucune équipe n’est mobilisée sur site.
- Observation et intervention en prestation de service. Le client reçoit de l’intelligence aérienne directement exploitable et paie le service à l’usage, plutôt que d’acquérir et d’entretenir une flotte ou de recruter et de former des opérateurs.
Une architecture reproductible, soutenue par France 2030
Ces essais en mer préparent le déploiement de cette capacité d’observation sur d’autres sites, en complément des radars et des moyens navals et aériens existants. Le financement de 1,3 million d’euros accordé par l’État dans le cadre de France 2030 permet à Rift de développer une architecture de stations autonomes reproductible d’un site à l’autre. Avec plus de 10 millions de km² de zone économique exclusive, la France dispose du deuxième espace maritime mondial.
« Avec ces essais en mer, nous validons en conditions réelles une capacité d’observation aérienne très réactive, qui décolle sur alerte depuis une station autonome, sans équipe sur site, et vient compléter les moyens existants. Notre ambition est de donner aux services de l’État, à tout moment, une image fiable de la situation en mer, pour décider plus vite et engager les bons moyens », déclare Daniel Nef, cofondateur et CEO de Rift.


