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Aras refuse l’obsolescence programmée de vos applications PLM

  • Publié le 06/05/2018
  • J’ai profité de la tenue à Paris de l’édition 2018 du club utilisateur des outils de l’éditeur de PLM Aras, pour rencontrer Stéphane Guignard, VP of Operations, afin qu’il nous explique la spécificité de cette solution qui connait un fort engouement, tant dans les grands groupes que dans les entreprises de taille intermédiaire.

    « Le constat qui a amené Peter Schroer, un spécialiste du PDM (Product Data Management) depuis plusieurs décennies, passé par Eigner+Partner et Agile Software, à créer Aras en 2001, est simple : les utilisateurs en ont assez de devoir payer sans cesse pour faire migrer leurs applications spécifiques au gré des évolutions des solutions PLM qu’ils ont choisies », explique Stéphane Guignard, VP of Operations de Aras.

    L’idée de base était donc simple, créer un PLM évolutif multidisciplinaire et indépendant des outils CAO, permettant aux utilisateurs de migrer leurs applications simplement, rapidement et sans surcoût. Mais si ce postula est simple, il a fallu développer de toute pièce la plate-forme technologique permettant d’y arriver.

    Modéliser les applications

    En modélisant les applications plutôt qu’en les codant, Aras garantit à ses clients des migrations faciles et sans coût à chaque évolution majeure de sa plate-forme. Doc : Aras.
    (cliquer sur l’image pour l’agrandir)

    « Notre plate-forme technologique isole complètement les applications spécifiques, construites avec notre technologie par nos clients, de l’environnement informatique extérieur. Cela nous permet de faire suivre à nos outils l’évolution des technologies informatiques (bases de données, réseaux, OS, browsers…), tout en assurant la non-obsolescence de toutes les applications de nos clients, sans coût additionnel car c’est nous qui nous chargeons de les migrer sur les nouvelles versions de notre technologie. Ils n’ont à leur charge que les tests de certification, après que nous ayons validé les tests d’acceptance à partir des jeux de test qu’ils nous ont fournis ». Les clients doivent toutefois ne pas avoir plus de deux releases majeures ‘‘de retard’’, soit 36 mois, pour garder cette gratuité.

    Aras en chiffres

    – CA : non publié, estimé à 50 à 60 M$
    – Progression : +46 % en 2017
    – Effectif : 350 employés
    – Technique : +80 % des effectifs

    De fait, les montées de versions majeures imposent juste aux clients de ne pas modifier leurs applications pendant 4 à 5 semaines avant le basculement (structure de donnée, nouvelles fonctionnalités…), mais sans restriction d’usage.

    Une plate-forme de services

    L’architecture technologique est basée sur une plate-forme de services, qui sont exécutés de manière indépendante par le moteur d’Aras sur le modèle métier que le client à créé grâce aux outils fournis par Aras. L’application est ainsi modélisée en termes de métier, de comportements, de workflow, de cycles de vie, et interprétée par le moteur d’Aras, et non pas codée puis compilée, pour rendre l’application opérationnelle. Cela garantit le portage et la compatibilité ascendante des applications.

    « L’intégralité du modèle de l’application est ainsi complètement lisible, interprétable, compréhensible, réutilisable, transférable, partageable avec d’autres utilisateurs. C’est ce qui nous permet d’être à la fois agiles et de faire facilement des up-grades, puisqu’à chaque nouvelle version d’Aras on fait évoluer à la fois la plate-forme et les outils de modélisation. Le modèle de l’application client, qui n’a pas été modifié, est relu par les outils de modélisation et réinterprété par le moteur de la plate-forme dans sa nouvelle version. Il ya donc une vraie indépendance entre l’application du client et la plate-forme, ce qui préserve de l’obsolescence et facilite les évolutions. C’est du Model Based PLM ».

    La base installée

    Plus de 300 entreprises souscriptrices représentant 250 à 300 000 utilisateurs potentiels, dont 30 000 nouveaux sur 2017.

    Des ETI jusqu’à il ya 2 ans, hormis le client historique qu’est l’US Army, mais arrivée de grands groupes industriels depuis : Airbus (6 000 utilisateurs) ; Schaeffler (20 000 utilisateurs) ; General Motors (50 000 utilisateurs) ; BMW (7 000 utilisateurs) ; Microsoft pour le développement de ses produits matériels et la gestion de configuration de ses machines dédiées au Cloud Azure ; Audi en cours de finalisation ; Hungtington Ingalls Industries dans le naval militaire aux USA ; Getrag pour les boites de vitesses ; Akrapovic pour les pots d’échappement de compétition…

    Migrer sans frais

    C’est cette vraie différence technologique par rapport à la concurrence qui permet à Aras d’offrir un business-model où les coûts d’évolution des applications sont nuls pour le client. Mais cela permet aussi d’envisager des applications novatrices.

    « Aujourd’hui si l’on a besoin de gestion de diversités, d’options, de variantes ou d’effectivités, dans les autres solutions cette gestion s’applique à des ‘‘parts’’, des articles, voire à des documents. Dans notre solution, le fait d’avoir une plate-forme de services applicables à des modèles métiers quels qu’ils soient, nous permet très facilement de faire aussi ce type de gestion sur d’autres critères (exigences, gammes de fabrication ou d’assemblage, documentation technique…). C’est ce qui nous a permis par exemple de faire de la gestion de configuration sur des produits bancaires ».

    Gagner en agilité

    De même, l’implémentation se fait en vrai mode agile, car il est possible de modifier à la volée le modèle de données, les fonctionnalités (classes, relations…) en allant même jusqu’à la création d’un prototype itératif sans rien casser. Il suffit juste de faire relire le modèle modifié de l’application par le moteur de la plate-forme d’Aras pour que l’application fonctionne à nouveau.

    Cette évolutivité est aussi vraie avec les connecteurs vers d’autres applications (CAO, ERP…) développées par les partenaires d’Aras tels T-Systems. Les demies-interface entre Aras et les autres applications sont ainsi automatiquement remises à jour à chaque évolution.

    Les partenaires

    > Partenaires Intégrateurs

    – Sopra Steria Cimpa ;
    – CGI ;
    – IBM ;
    – Minerva (expert français)
    – Altran ;
    – CS ;
    – Cap Gemini ;
    – Accenture ;
    – T-Systems ;

    > Partenaires Technologiques

    – Tech Soft 3D (Convertisseur 3D) ;
    – Microsoft ;
    – Izenda (Reporting) ;

    > OEM :

    – Infor ;
    – Ansys ;
    – Pace (aménagement d’avions) ;

    Réduire les coûts

    En termes de prix, le coût de souscription sur 6 ans est équivalent à celui d’achat d’une licence puis de la maintenance annuelle d’un outil de la concurrence, offrant les mêmes fonctionnalités pour un même nombre d’utilisateurs. Par contre, les coûts de possession et d’implémentation sont moins chers puisque le prix intègre déjà les efforts de montée de niveau, de création et de mise au point des applications. Ainsi, lors des témoignages des utilisateurs, Zodiac a annoncé être entré en production sur une application de gestion d’exigences étendues en 2 à 3 mois et l’avoir généralisée en moins de 6 mois. De son côté, Microsoft a déployé son PLM pour le développement de ses produits physiques, en remplaçant de Teamcenter et d’Enovia sur 5 000 utilisateurs et son intégration avec un ERP Sap, en moins de 15 mois.

    Une technologie intégrée

    Aras mise sur une forte intégration de sa solution. Tous les développements sont faits en interne, suivant la même philosophie au-dessus de la plate-forme de services, ce qui assure cohérence, continuité numérique totale entre tous les modules, partage des mêmes interfaces, homogénéité… La première acquisition qui vient d’intervenir est celle du module de maintenance (MRO) d’Impresa, mais il va être très rapidement redéveloppé avec la technologie d’Aras pour être intégré dans la plate-forme de services.

    Le bon timing

    Une approche originale à tous les points de vue qui arrive au bon moment dans un marché de renouvellement de PLM existants mais obsolètes, car ne supportant plus les extensions souhaitées par les clients, ne répondant pas à leur vision plus globale, transverse et multidisciplinaire, ne sachant pas intégrer la gestion du logiciel, la mécatronique et l’approche système global.

    Cette solution récente n’ayant pas de passé à assumer, est à la fois légère, compacte, optimisée, facile à manipuler, à installer, à paramétrer et sans coût de migration des applications clients. Bref, séduisante pour des utilisateurs qui recherchent à la fois la flexibilité, une garantie contre l’obsolescence de leurs applications et une réduction des coûts.

    Jean-François Prevéraud

    Pour en savoir plus : www.aras-plm.fr/