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#Prototypage et impression 3D

Les scanners 3D en soutien à un système éducatif en difficulté

  • Publié le 05/02/2026
  • 6min. de temps de lecture
  • Paris, le février 2026 – L’Éducation nationale traverse une période délicate: en 2024, les jeunes Français ont un niveau moyen en mathématiques, lecture et sciences[1], les enseignants sont confrontés à des conditions de travail plus difficiles et plus d’un français sur deux considère comme mauvaise la qualité de leur système éducatif[2]. L’IA et les nouvelles technologies sont en train de redéfinir l’éducation et alors que 36% des Français pensent quelles ont un impact négatif sur l’éducation[3], l’Angleterre intègre ces technologies dans son système d’apprentissageUn exemple concret lUniversité Birkbeck de Londres, qui a ouvert un nouveau Centre d’apprentissage immersif équipé de casques de réalité virtuelle (VR) et de scanners 3D.

    Une nouvelle porte menant à la découverte et au savoir

    Les méthodes traditionnelles d’enseignement peinent désormais à susciter l’intérêt des étudiants et favoriser leur apprentissage. La difficulté est particulièrement marquée dans certaines matières ou avec les personnes neurodivergentes, qui traitent l’information différemment.

    Pour s’adapter aux attentes des étudiants et des recruteurs, l’Université Birkbeck de Londres a récemment ouvert un nouveau Centre d’apprentissage immersif, où les étudiants peuvent apprendre grâce à une salle équipée de casques VR, un studio numérique et un laboratoire de production informatique. Le centre s’appuie sur la création des modèles 3D permettant d’intégrer des objets réels dans le monde virtuel. Pour ce faire, deux scanners 3D sont mis à contribution : Artec Leo, tout-en-un et sans fil, et Artec Spider II, ultra-haute résolution, qui ensemble offrent liberté et précision à la numérisation des ressources pédagogiques.

    Un outil accessible et ludique pour des résultats convaincants

    Équipé de technologies de pointe, le centre d’apprentissage immersif de Birkbeck est conçu pour contribuer à la recherche avancée, tout en offrant des expériences d’apprentissage plus collaboratives. Face à l’adoption croissante de la réalité augmentée et de la VR, cette nouvelle installation permet aux étudiants d’acquérir une expérience précieuse et conforme aux besoins du marché.

    En prévision de l’inauguration du centre, le personnel universitaire a commencé à utiliser les scanners 3D pour capturer des images et des données. Cette technologie a ensuite été utilisée pour concevoir des supports pédagogiques. Le département des Sciences de la Terre et des Planètes fut le premier à utiliser ces technologies pour élaborer du contenu VR.

    Pour cela, Artec Leo a été précieux, notamment grâce à son écran affichant un aperçu en temps réel du scan et son suivi intuitif qui fournit des résultats exploitables presque immédiatement. « Avec l’appui d’Artec Leo, nous avons facilement scanné des pavés présentant des ondulations fossilisées, explique Steve Hirons, professeur de géologie à Birkbeck. C’était la première fois que j’utilisais un scanner 3D. Jai montré les résultats aux étudiants, qui étaient très impressionnés, il s’agissait de ma première tentative ! »

    Des supports pédagogiques pour se plonger dans la recherche

    Fraichement initié au scan 3D, M. Hirons prépare ses premiers cours avec des supports pédagogiques en réalité virtuelle. Chaque année, il accompagne des étudiants sur des sites tels que des carrières et des zones montagneuses du nord-ouest de l’Écosse, où se trouvent des formations rocheuses intéressantes. Mais ces sites éloignés peuvent s’avérer difficiles d’accès pour les étudiants à temps partiel et neurodivergents.

    Afin de ramener ces découvertes en classe, M. Hirons expérimente la capture de données par drone et scan 3D. Les capacités de scan 3D ultra-haute résolution de Spider II sont un atout majeur pour recueillir des détails géologiques précis. Une fois toutes les données nécessaires capturées, il les convertit en modèles 3D dans Artec Studio, avant de les exporter dans un logiciel dédié à la création VR.

    « J’ai scanné des spécimens à l’aide de Leo et de Spider II. Je vais maintenant réaliser des modèles 3D de façon à pouvoir zoomer dessus, effectuer différentes évaluations et observer ces spécimens au microscope, explique M. Hirons. Cela rend le travail sur le terrain plus accessible et inclusif. Les étudiants peuvent y revenir et réapprendre des éléments qu’ils ont tendance à oublier. C’est particulièrement le cas des étudiants neurodivergents qui rencontrent des difficultés à se souvenir de la terminologie. J’espère donc que cela permettra de résoudre un certain nombre d’inégalités. »

    Les premiers travaux de scan de M. Hirons lui ont permis de créer des modèles 3D de fossiles tels que des trilobites et des oursins anciens, pouvant être étudiés dans le monde virtuel. Il affirme que le scan d’Artec 3D ont un « véritable potentiel » pour la numérisation en milieu universitaire, non seulement pour la capture de spécimens rocheux, mais aussi pour la création de supports et de ressources pédagogiques utilisables dans plusieurs disciplines.

    Une technologie adoptée par les étudiants

    M. Hirons réfléchit désormais à la manière dont les étudiants pourraient s’impliquer davantage dans le projet. Les compétences en technologies numériques jouent aujourd’hui un rôle essentiel dans l’employabilité, et on s’attend à une augmentation de la demande en formation dans un avenir proche. Des plans sont donc en place pour passer le relais du scan 3D aux étudiants et l’équipe universitaire cherche désormais à trouver de nouvelles applications pour une utilisation en classe.

    « Nous disposons d’une salle de VR avec 20 casques, où toute une classe peut découvrir une nouvelle forme d’apprentissage » conclut un professeur. « J’espère vraiment que, tout comme PowerPoint, cela deviendra un outil familier que l’on envisagera d’utiliser dans le cadre de l’enseignement généraliste. Il y a un côté créatif de la production, et c’est là que nous voyons son potentiel. »


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