Le 27 janvier 2021

Un chef-d'œuvre italien du 14e siècle reprend vie grâce au scan 3D

Le grand projet de conservation des portes en bronze du Baptistère Saint-Jean de Florence, créées par Pisano il y a 680 ans, a été lancé en 2016 et aura duré plus de trois ans

Domaines  

Paris, le 27 janvier 2021

 

En 600 ans, les portes du Baptistère Saint-Jean de Florence s'étaient considérablement détériorées en raison des conditions météorologiques et de la pollution. Qui plus est, au fil des siècles, une concentration de sels instables en avait lentement rongé le bronze.

L'Opéra di Santa Maria del Fiore, sponsor du projet de conservation culturelle, a décidé de remplacer les portes de Pisano par des répliques exactes. Les portes Est et Nord de l'édifice avaient déjà été remplacées grâce à des méthodes traditionnelles mais cela avait pris énormément de temps et nécessité beaucoup de moyens.

Un chef-d'œuvre italien du 14e siècle reprend vie grâce au scan 3D
(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

 

Le scan 3D, clé de la restauration des portes de Pisano

Compte tenu des surfaces complexes des portes ainsi que de la nécessité de les reproduire à la perfection, l'équipe chargée de la restauration a décidé de recourir au scan 3D pour ce projet.

Les deux portes géantes (4,94 mètres de haut et 2,95 mètres de large pour un poids d'environ 8 tonnes) ont été remises à des maîtres restaurateurs, qui ont méticuleusement réparé les dommages et fait disparaître l'oxydation accumulée au fil des siècles. Cela a permis à la dorure originale et aux détails de l'œuvre d'art de Pisano de réapparaître.

Puis le scan 3D a commencé. Les équipes ont choisi un scanner Artec 3D (Artec Spiderpour numériser chaque panneau finement sculpté des portes en bronze de Pisano.

En tout, la phase de scan 3D du projet n'a pris que 10 jours, au cours desquels les 28 panneaux originaux ainsi que les 20 scènes de la vie de Jean-Baptiste ont été numérisées en haute résolution, en couleur et transformées en modèles 3D époustouflants.

« Les scans purs et la vitesse d'acquisition du scanner 3D ont réduit au minimum la taille des fichiers et la durée du post-traitement », commente un des restaurateurs.

 

La technologie et le savoir-faire artisanal, main dans la main

Après la numérisation, les scans ont été traités dans un logiciel de traitement 3(Artec Studio).

Les modèles 3D ont ensuite été imprimés en 3D en panneaux positifs de 500mm x 500mm. Une fois prêts, les panneaux ont été envoyés à la Fonderie artistique Ciglia & Carrai, qui a créé les moules en silicone négatifs. Ces moules négatifs ont ensuite servi à mouler les reproductions finales en bronze via le moulage à la cire perdue.

Une fois les moulages entièrement refroidis, les artistes et les artisans de Ciglia & Carrai se sont mis au travail, peaufinant et polissant délicatement les détails de l'œuvre originale de Pisano.

Après la finition, des acides ont été soigneusement versés sur la surface de chaque panneau de bronze pour oxyder naturellement le métal et donner un aspect ancien et authentique au chef-d'œuvre.

Une fois les panneaux prêts, un mois a été nécessaire avant que tous les éléments des portes soient assemblés, donnant lieu à un résultat final spectaculaire.

 

L'évangélisation des technologies 3D pour une résurrection de la conservation culturelle

Concernant le recours au scan 3D pour les tâches de conservation culturelle, Andrea Barchi, directeur des opérations commente ainsi : « Jamais auparavant la technologie n'avait été capable de satisfaire aussi pleinement les besoins des musées et des monuments historiques pour les sauver. Ici, en Italie, et dans toute l'Europe, tant de créations inestimables de nos ancêtres se détériorent,voire pire. Mais, désormais, ce patrimoine remarquable peut être numérisé et ramené à la vie à l'aide des dernières avancées en scan 3D. »

Avant de poursuivre : « Qui plus est, une fois que ces objets ont été scannés et transformés en modèles 3D, un musée peut les utiliser en laissant libre cours à son imagination. Par exemple, les portes de Pisano peuvent maintenant être imprimées en 3D à petite échelle pour que les visiteurs du musée puissent les prendre en main, ou les modèles 3D peuvent faire partie d'une exposition en réalité virtuelle ou augmentée, où même les visiteurs vivant de l'autre côté de la planète pourront s'approcher de ces portes incroyablement réalistes. »

 


Plus sur Artec : www.artec3d.com/fr

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