Meaux, 20 octobre 2026 : Alors que les acteurs asiatiques dominent le marché mondial de la robotique mobile autonome, une PME française démontre qu’il est possible de concurrencer ces géants sans délocaliser, sans compromis technologique et sans renoncer à la souveraineté industrielle. FORX, fabricant français de robots autonomes, dévoile aujourd’hui comment son modèle technologique et économique lui permet d’atteindre des coûts de production comparables à ceux de la Chine, tout en offrant une adaptation fine au marché européen.
Une conception pensée pour la complexité du marché européen
La compétitivité de FORX repose tout d’abord sur sa capacité à répondre aux spécificités du marché européen. Contrairement aux États-Unis, homogènes à grande échelle, l’Europe est un ensemble fragmenté où les normes, les exigences sécuritaires, les habitudes industrielles et les cultures opérationnelles varient d’un pays à l’autre. Les fabricants asiatiques raisonnent souvent en volumes standardisés, pensés pour des déploiements massifs. FORX, au contraire, a intégré cette diversité dès la conception de ses machines.
Cette anticipation permet à l’entreprise de proposer des robots capables de s’adapter immédiatement à des environnements industriels très différents, sans nécessiter de lourdes reconfigurations. FORX se distingue par sa capacité à installer une solution test opérationnelle en une journée, avec plusieurs missions actives. Là où certains concurrents nécessitent plusieurs semaines, voire plusieurs mois d’intégration, les industriels peuvent valider la performance sur le terrain pendant deux mois, en conditions réelles. Cette rapidité d’exécution, associée à une forte capacité d’adaptation, permet de réduire les risques opérationnels et d’accélérer les projets d’automatisation.
« Le marché européen n’est pas un marché unifié, c’est une mosaïque. Chaque pays a ses normes, ses habitudes, ses contraintes opérationnelles. Chez Forx, nous l’avons intégré dès le premier jour de conception. C’est précisément ce qui fait la différence sur le terrain. » Yves Cazard, PDG de Forx.
Rivaliser avec la Chine sur les coûts, sans rien céder sur la souveraineté
Pendant longtemps, concurrencer les prix chinois a semblé hors de portée pour les industriels européens. Forx démontre aujourd’hui le contraire en développant en France ses machines, ses cartes électroniques et ses logiciels, sur ses sites de Meaux et Clermont-Ferrand. Cette maîtrise complète de la chaîne de valeur lui permet d’optimiser la conception mécanique et électronique pour contenir les coûts, là où de nombreux fabricants chinois doivent intégrer des composants européens coûteux pour rassurer un marché exigeant sur la fiabilité. Résultat : des coûts de production équivalents à ceux de la Chine, avec un niveau de cohérence technique et d’adaptation supérieur.
« Nous produisons en France, avec des ingénieurs français, sur des sites français et nous affichons pourtant des coûts comparables à ceux de la Chine. C’est le résultat d’une maîtrise totale de notre chaîne de valeur, du logiciel à l’assemblage. Là où nos concurrents chinois dépendent de composants européens pour rassurer leurs clients, nous garantissons une souveraineté technologique complète. » Yves Cazard, PDG de Forx.
La souveraineté technologique, un argument devenu central pour les industriels
Dans un contexte de cybersécurité renforcée et de tensions croissantes sur les chaînes d’approvisionnement, la question de la souveraineté pèse de plus en plus dans les arbitrages d’achat. Les robots Forx fonctionnent via une infrastructure 4G/5G propriétaire et un cloud souverain, sans connexion aux systèmes informatiques des sites qui les accueillent. Cette indépendance technologique constitue un argument décisif, y compris pour des groupes aux exigences élevées comme Daher, Airbus Industrie ou Alstom, déjà clients. Plus de 120 robots ont été conçus et fabriqués sur les deux sites français de l’entreprise.
Un modèle économique qui abaisse les barrières à l’automatisation
L’innovation de FORX ne repose pas uniquement sur la technologie : elle transforme également le modèle économique de la robotique industrielle. Plutôt que de vendre ses robots, l’entreprise propose une offre en location incluant maintenance, mises à jour logicielles et accompagnement au déploiement. Ce modèle permet aux PME d’accéder à la robotique sans investissement initial.
Le ticket d’entrée est d’environ 950 euros par mois pour 50 heures d’utilisation, cloud inclus. Le robot devient rentable dès deux heures d’utilisation par jour, permettant une adoption progressive et maîtrisée.
« Avec Forx, une entreprise peut déployer un robot en moins d’une journée, sans toucher à son infrastructure informatique, sans investissement initial. L’automatisation devient un levier de compétitivité immédiat, ajustable à l’activité réelle. » Yves Cazard, PDG de Forx.