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Da Viking Code et la formation industrielle : ce que la réalité virtuelle change réellement dans la transmission des savoir-faire
Publié le 07/09/2026
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Studio de développement interactif basé à Dijon, Da Viking Code conçoit depuis plus de dix ans des dispositifs de formation en réalité virtuelle, réalité augmentée et 3D temps réel pour l’industrie. L’occasion de revenir, concrètement, sur ce que ces technologies apportent aux métiers de l’industrie.
Gestes critiques, procédures de sécurité, maintenance d’équipements complexes : dans l’industrie, la compétence se construit par la pratique. Or la pratique est précisément ce que les formats de formation traditionnels peinent le plus à offrir. Machines coûteuses et immobilisées, situations dangereuses impossibles à reproduire, sites éloignés, experts proches du départ en retraite : les contraintes s’accumulent, alors même que les besoins de formation s’intensifient.
C’est à cette équation que répondent les dispositifs immersifs, avec des réponses calibrées et si besoin, sur mesure.
La VR : le droit à l’erreur, à volonté
La formation en réalité virtuelle place l’apprenant dans un environnement simulé, réaliste et sécurisé. Son intérêt pédagogique tient moins à la technologie qu’à ce qu’elle autorise : se tromper sans conséquence, recommencer autant de fois que nécessaire. Un apprenant peut manipuler une machine dangereuse, provoquer une panne, rater une procédure, puis la reprendre depuis le début, dix minutes plus tard.
Cette répétition est ce qui ancre le geste. C’est ce qui explique pourquoi la VR est aujourd’hui privilégiée pour les gestes techniques, les procédures critiques, la sécurité et la maintenance, sur des sessions courtes et intensives. À l’inverse, elle est mal adaptée aux parcours longs sur plusieurs jours : sur ces formats, la 3D interactive sur poste de travail fixe reste plus pertinente, comme l’a démontré l’un de nos projets de formation développé pour un industriel de l’énergie, comptant plus de cinquante scénarios et près d’un mois de formation.
Le choix de la technologie découle de l’objectif pédagogique, jamais l’inverse.
AR et 3D : accompagner le geste sur le terrain
La réalité augmentée superpose des informations numériques au monde réel. Son terrain de prédilection n’est pas la salle de formation mais l’atelier : guider pas à pas un opérateur de maintenance, visualiser des informations contextuelles ou réduire les erreurs d’assemblage ou de diagnostic.
La 3D interactive, elle, rend lisible les systèmes complexes, invisibles ou inaccessibles (un flux dans une canalisation par exemple), le fonctionnement interne d’un mécanisme ou l’architecture d’une armoire électrique. Accessible depuis un simple navigateur d’un poste fixe, elle abaisse le coût de déploiement et élargit considérablement le nombre d’apprenants touchés.
L’IA : un accélérateur, pas un substitut à l’ingénierie pédagogique
L’intelligence artificielle s’intègre progressivement aux dispositifs immersifs, sur trois plans distincts.
En production d’abord : les outils d’IA générative accélèrent la création d’environnements, de personnages et de variantes de scénarios. Un levier de coût réel, qui permet de proposer des dispositifs plus riches à budget constant.
En pédagogie ensuite : un tuteur virtuel capable de dialoguer avec l’apprenant, de reformuler une consigne mal comprise ou de justifier une correction ouvre des perspectives sérieuses, notamment en autoformation. De même, l’adaptation dynamique du parcours évite l’apprentissage par cœur d’un scénario unique (par exemple en générant aléatoirement des anomalies à détecter ou en ajustant la difficulté selon les erreurs commises).
En analyse, enfin : croiser les traces et les résultats d’apprentissage collectées permet d’identifier les points de blocage récurrents et de faire évoluer le contenu si besoin.
Une réserve s’impose toutefois : dans un contexte de formation à la sécurité ou à des procédures réglementées par exemple, le contenu ne peut pas être laissé à la discrétion d’un modèle d’IA générative. L’IA assiste la conception et l’accompagnement mais elle ne remplace ni l’expertise métier, ni la validation par les formateurs.
Mesurer, capitaliser, transmettre
L’apport le moins spectaculaire des dispositifs immersifs est peut-être le plus structurant. Chaque session produit des données exploitables : progression, taux de réussite, erreurs fréquentes, temps passé sur chaque étape. Couplées à un tableau de bord formateur, ces données transforment la formation en un outil pilotable et améliorable.
Surtout, la conception d’un module immersif oblige à formaliser des savoir-faire souvent tacites, détenus par quelques experts. Dans des filières confrontées au renouvellement des générations et à la tension sur les compétences, cette capitalisation devient un enjeu stratégique à part entière.
Enfin, ces outils sont des atouts certains pour la marque employeur. Ils attirent les nouvelles générations, sont différenciant vis-à-vis de la concurrence et sont de bons tremplins pour la communication de l’entreprise.